Autres aspects de la sécurité

Assurance

Êtes-vous bien assuré en cas d’accidents à vélo?

Le Club Vélo Plaisirs souscrit, par l’intermédiaire de la ville de Gatineau, à une assurance responsabilité civile qui protège le Club et ses responsables en cas de poursuites résultant des activités cyclistes du Club. Cependant, cette assurance ne protège pas les membres individuellement. Il est donc de votre responsabilité de souscrire à une police d’assurance vous protégeant contre les dommages corporels et matériels subis lors d’un accident à vélo.

Pour tout ce qui concerne les dommages matériels, une assurance responsabilité personnelle est conseillée (assurance habitation). Par ailleurs, l’assurance que vous détenez avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) couvre tous les dommages corporels que vous subissez, de même que, par exemple, les soins médicaux, le remboursement des vêtements, l’aide à domicile et la perte d’un revenu d’emploi. Si vous résidez au Québec, vous êtes protégé par le régime universel de la SAAQ pour les dommages corporels même si vous n’avez pas de voiture, de permis de conduire et que vous n’avez pas payé pour cette assurance.

Il est à noter que l’assurance de la SAAQ couvre les dommages corporels à la suite d’un accident survenu sur la route et non sur les pistes cyclables. De plus, le non-respect du Code de la route, l’omission de munir son vélo des phares et des réflecteurs prescrits, peuvent nuire à votre couverture.

Pour plus d’information, visitez le www.saaq.gouv.qc.ca

Le CAA et les cyclistes

Si vous êtes membre du CAA, vous pouvez vous faire raccompagner chez vous avec votre vélo en cas de panne. Il y a des limites raisonnables de distances qui sont les même que si vous étiez au volant de votre voitures (5 km, 160 km ou 500 km selon votre plan).

Il est à noter que les gens du CAA ne répareront pas votre vélo.

Il est aussi à noter que le délais normal pour un dépannage vélo peut être jusqu’à deux fois plus long que pour une voiture.

Fido et les 101 cyclistes

Le chien reste un animal imprévisible et plein de surprises. Un chien qui ne jappe pas n’est pas un gage d’intentions pacifiques, méfiez-vous. À vélo, montrer les dents aux passants vous attirera des sourires. Mais il faut le faire plus agressivement avec les méchants fidos de la route. Le risque d’être attaqué, bien qu’il ne soit pas trop élevé, n’est toutefois pas négligeable et celui de faire une chute, lors d’une telle attaque est lui aussi important.

Voici quelques conseils pour faire face au meilleur ami de l’homme (pas nécessairement du cycliste).

Ces conseils ne sortent d’aucun bouquin freudien sur les chiens, mais selon le vécu de copains et copines cyclistes. Ils se sont avérés utiles et efficaces dans la majorité des situations conflictuelles avec la gente canine. Il peut s’avérer très utile de porter au cou ou attaché au casque un sifflet de type Fox 40.

Ouvrez les yeux et les oreilles

Quand on roule, il faut avoir les yeux et les oreilles ouverts. Les paysages sont beaux, l’air est pur, les trous sont gros dans la chaussée, les jolies maisons semées par-ci par-là décorent la route. Or, derrière celles-ci se cachent souvent ces chers cabots qui gardent le bien de leur maître ainsi que la route qui borne la propriété. L’animal vous avertira la plupart du temps de sa présence en jappant et d’un simple coup d’oeil, vous pourrez voir s’il est attaché; s’il ne l’est pas, ne le quittez pas des yeux jusqu’à ce que vous soyez rassuré sur ses intentions.

Parler au chien peut vous donner des indices sur ses intentions. Certains chiens sont juste contents de voir des visiteurs avec des mains caressantes.

Ne pas fuir

Si le chien décide de manger du cycliste, c’est là qu’il faut réagir. Évitez la fuite, la pire des réactions. Tentez d’éviter le cabot en accélérant ou en virant de bord l’assurera de sa victoire sur vous, et il foncera tout excité par vos mollets et votre peur. Une des grandes lois de la guerre: « la meilleure défense, c’est l’attaque ». Montrez les dents à votre assaillant: un cri ou un ordre sur un ton autoritaire en le regardant dans les yeux.

Utilisez votre sifflet si vous en avez un!

Dites-lui de rester là ou d’aller se coucher dans sa boîte ou tout autre ordre qui vous passe par la tête. L’important, c’est d’être ferme et convaincant. Ne laissez pas transpirer votre peur. La langue dans laquelle vous vous exprimez n’a pas d’importance pour le chien; c’est le ton autoritaire qui importe, et vous vous devez d’être convaincant.

En cas d’attaque par derrière

Si fido tente de vous surprendre par derrière, ce qui est le plus clair du temps le cas, alors votre meilleure défense est de l’arroser. Si vous avez un bon rythme de roule et que vous croyez n’avoir besoin que d’un tout petit peu d’aide pour semer le vilain cabot! Sortez votre bidon d’eau et aspergez dans sa direction générale. C’est habituellement suffisant pour le faire hésiter, voire rebrousser chemin pour plusieurs. Si cela ne fonctionne pas, continuer votre lecture.

Arrêtez-vous, soyez ferme et autoritaire

Ne laissez pas transpirer votre peur. Dans la majorité des cas, si vous avez convaincu le chien de votre agressivité supérieure à la sienne, le chien continuera à japper mais n’avancera plus.

Si le chien persiste dans sa course vers vous: ARRÊTEZ. Pour se battre, on est toujours plus solide sur deux pieds que sur deux roues. Continuez d’ordonner au chien d’arrêter. Attrapez votre pompe à vélo, votre bouteille d’eau, votre soulier pour menacer la bête. Utilisez votre vélo comme barrière entre vous et le féroce animal.

Le chien, meilleur ami de l’homme?

MAÎTRISEZ VOTRE PEUR, MENACEZ L’ANIMAL DE VOTRE POMPE, NE QUITTEZ PAS LE CHIEN DES YEUX.

Continuez d’ordonner à l’animal d’arrêter. Parlez fort: le propriétaire du chien laissera peut-être son gazon pour retenir son cabot. Se mettre à courir après le chien en le menaçant peut fonctionner pour ceux et celles qui n’ont pas froid aux yeux.

Agir à plusieurs peut intimider l’animal. Ne jamais laisser transpirer la peur. S’il le faut, n’hésitez pas à frapper la bête et visez les points sensibles: visage, museau.

Si le chien s’arrête, restez là et attendez vos amis qui vous suivent; avertissez-les du danger. Une fois passé, le chien pourrait avoir envie de s’attaquer aux autres cyclistes. Toutefois, si vous ou quelqu’un d’autre êtes mordu, combattez l’animal, demandez de l’aide à vos copains ou aux passants qui pourraient être là. Une fois l’animal maîtrisé ou parti, administrez immédiatement les premiers soins; arrêtez l’hémorragie, désinfectez et pansez la blessure. Tentez de repérer le propriétaire de l’animal serait un atout. Vous obtiendriez alors des informations sur les vaccins qu’a reçus le méchant quadrupède et peut-être d’autres, utiles pour d’éventuels recours judiciaires.

Évaluez l’état du blessé; l’ambulance peut être nécessaire. Dans tous les cas, une visite à l’hôpital ou à une clinique s’impose. Prenez les coordonnées du proprio du chien; les autorités médicales pourraient vérifier les vaccins reçus par l’animal. Prenez les références nécessaires pour porter plainte aux autorités policières de l’endroit, vous protégerez ainsi d’autres cyclistes.