3 mai 2021

Les voyages à vélo de Sylvain – Blogue 2 – Barcelone, Majorque et Provence

Palma de Majorque et ses alentours

Vous vous souviendrez lors de mon dernier blogue, que nous étions finalement arrivés à Palma, la capitale de Majorque, que nous avions loué nos vélos et que nous étions prêts à partir explorer l’île.

En ce 4 mai 2019, ça faisait déjà plus d’une semaine que nous étions partis! Que ça passe vite!

Donc, le mercredi, lendemain de notre arrivée, nous sommes allés à vélo pour une petite sortie, histoire de se délier les jambes. Nous sommes quand même en début de saison! C’est sûr que tout le ski de fond (année exceptionnelle!) et tout le spinning de Louise ont contribué à nous procurer un niveau de forme plus que de base. Donc, une petit 30 km dans l’arrière-pays de Palma, mais avec tout de même un dénivelé cumulatif de 400 m. Le plus désagréable en général en rando de vélo c’est la sortie et la rentrée dans les villes, et Palma ne fut pas une exception.

L’arrière-pays de Palma

Alors jeudi, c’est pour de vrai, c’est du sérieux, on enfourche les bécanes pour ce que j’ai appelé le « Grand tour de l’ouest ». 80 km avec 1800 m de dénivelé cumulatif! Un petit ciel gris nous a accompagné toute la journée et quelques gouttes de pluie ici et là en boni. Une fois sorti de la ville (beurk!), on se retrouve à la campagne (yé!). En premier, au niveau dubord de mer : rien à signaler, c’est une suite de « resort » pour touristes ronds. Puis, on monte à l’intérieur des terres et ça commence à être intéressant. Comme de raison, les villages, fidèles à la tradition, se retrouvent au fond des vallées et pour y sortir il faut grimper des 300 et des 400 mètres à chaque fois. Par exemple, Calvia, Andraxt et Estellencs où on a dîné au resto du village, rempli de cyclistes. Après quelques montagnes russes, on arrive à Banyalbufar, aussi beau que difficile à prononcer. Pour y arriver, une suite de points de vue magnifiques depuis la route accrochée en balcon à la falaise au-dessus de la Méditerranée. Puis, le joyau de village d’Esporles. Si vous avez la chance de vous y arrêter, n’y manquez pas! Ensuite, c’est la rentrée en ville (beurk…).

Vue de la côte Méditerranéenne, lors du Grand tour de l’ouest

On roule en balcon au-dessus de la mer de village en village

Y’en a des cyclistes à Majorque! Des groupes et des groupes, pour la plupart allemands. Tous nos dépassent allègrement en vélos de route en carbone, nous avec nos chars d’assaut de touring. Mais c’est pas grave, on monte toutes les mêmes côtés qu’eux! On n’a que très rarement rencontré des cyclistes en cyclotourisme comme nous de tout le voyage à Majorque. Ici, c’est le paradis du cyclo-sportif!

Une ancienne tour fait le guet, surveillant les envahisseurs à l’horizon

Le vendredi, histoire reposer un peu la musculature cycliste, nous allons visiter l’immense cathédrale de Palma. Une visite intéressante, surtout quand on sait que son intérieur a été rénové en partie par Gaudi. Notre logement Airbnb est à environ 40 minutes de marche de la cathédrale, juste assez pour se débarrasser de notre acide lactique de la veille. Y’a du monde en ville! Des touristes de partout et ça parle toutes les langues! Je mange ma première paëlla sur une terrasse donnant sur une vue magnifique de la cathédrale.

La bière et la paëlla avec Loulou devant l’immense cathédrale de Palma

Devant de la cathédrale de Palma

L’intérieur de la cathédrale de Palma, luminaires courtoisie de Gaudi lui-même!

Samedi d’ensuite, on enfourche les petites reines de nouveau pour une dernière sortie dans l’arrière-pays de Palma. Encore une fois, on prend un bon 45 minutes à se perdre en sortant de la ville (beurk) avant de s’orienter. Puis on monte faire une boucle de 60 kilomètres. Encore des montées et descentes par coup de 300-400 mètres. C’est bon de se retrouver à la campagne! On arrête prendre un café relaxe à Puigpunyent (essayez de prononcer ça trois fois de suite!) et on dîne aux tapas dans un resto perché du village (perché) de Galilea, où l’on bénéficie d’une vue imprenable sur toute la vallée en bas. Parait que le panorama, ça aide à la digestion! On constate que tous, mais tous les restaurants que l’on croise, et il y en a beaucoup, sont remplis de cyclistes! C’est vraiment impressionnant! Le retour se fait plus facile que prévu car la route du col qu’on voulait monter est bloquée par un rallye automobile. Donc, 60 kilomètres au total avec 1000 mètres cumulatifs au compteur d’élévation.

Vue de la vallée depuis le resto de Galilea où nous dînons

Le lendemain, on accroche notre maison (nos sacoches) sur les vélos et on déménage nos pénates à Soller. On a bien hâte de laisser la ville derrière nous! Car, c’est bien beau la ville (beurk), mais nous, on préfère la campagne (yé!)!

À Majorque, la mer n’est jamais très loin

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